Raglan autrefois

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Le Circuit Historique du Village de Raglan

Le village de Raglan déborde de bâtiments historiques datant certains de la période avant la Guerre Civile du dix-septième siècle et d’autres d’une époque plus récente, n’ayant que deux cents ans ! Ils ont tous leur mot à dire sur les personnages et les lieux qui ont marqué l’histoire de notre commune. Les propriétaires de toutes les constructions listées ci-dessous ont donné leur accord pour qu’elles fassent partie du Raglan Village History Trail – Le Circuit Historique du Village de Raglan - et chacune d’entre elles a sa propre plaque portant un code QR (Raglan Local History QR Plaque) visible devant la porte ou au mur et qui donne accès à des renseignements supplémentaires. Nous vous encourageons donc à faire la visite des magasins et des bâtiments publiques tout en respectant la tranquillité des lieux privés.


Beaufort Square

On peut dire que Beaufort Square est au centre du village – on y trouvait autrefois la place du marché et nous nous y rassemblons le onze novembre devant le Monument aux Morts. Les voies principales qui sont Castle Street, Monmouth Road, Chepstow Road et High Street rayonnent depuis ce centre ville modeste. La plus ancienne en est Castle Street qui menait directement au château avant la construction de la grande route A40.

Nous vous prions de consulter la carte historique du village que vous trouverez encadrée en face de l’hôtel. Muni de votre telephone intelligent vous pourrez commencez à suivre le circuit Raglan Autrefois en lisant le code QR. Sinon, un guide est disponible – s’adresser au bureau de poste, à l’hôtel Beaufort ou à l’église de Saint Cadoc.

Beaufort Arms Inn

Beaufort Inn

George Cumberland écrivait en 1784: “La nuit tombait déjà lors de notre arrivée au village de Raglan où nous avons logé Aux Armes [du Duc de] Beaufort – un hôtel bien propre qui a une excellente table bien servie.” (A Tour in North and South Wales in the Year 1784)

Cet hotel bâti par le Duc de Beaufort avant 1749 servait à la fois d’auberge et de tribunal. Mary Cope et son époux John, avocat en l’occurrence, en furent les patrons entre 1749 et 1787. Ce sont eux qui s’occupaient du soi-disant Court Baron où se traitaient beaucoup des démarches administratives, sociales, économiques et judiciaires pour la région du Manoir de Raglan. Cet endroit reste de nos jours un lieu de divertissement et de négoces.

En 1825 c’est au Beaufort que sont organisées les animations autour du Club de Cricket du Monmouthshire. On doit la creation de ce club au Lord Somerset qui décida de consacrer une partie de ses terres derrière l’hôtel à une réception où fut convoqué toute l’aristocratie terrienne du comté et des contrées voisines. On jouait au cricket avant de se réunir le soir dans la salle des fêtes du Beaufort pour des banquets et d’autres manifestations d’une opulence légendaire – on marquait ce jour du calendrier social d’une croix rouge. Le Monmouthshire Merlin du mois d’août 1832 s’exprime ainsi: “Toute la fine fleur de la region s’est rassemblée à Raglan.”

Aux années 1840 un certain nombre de diligences faisait étape ici y compris celle de Londres, celle de Carmarthan et celle du Royal Mail qui passait tous les jours à quatre heures de l’après-midi. Chacune d’entre elles portrait un nom et c’est le Paul Pry en provenance de Londres qui s’y arrêtait le mardi, le jeudi et le samedi tandis que le Hero en direction de Cardiff était de passage à cinq heures les mêmes jours.

Faire la liste des autres manifestations qui se tenaient en ces lieux serait fastidieux mais on peut citer le dîner annuel des chasseurs au renard du Monmouthshire qui se tenait ici de l’an 1857 jusqu’à un moment assez récent. Le premier concert de la Chorale de Raglan se tint ici en 1861. Le dîner annuel de la Association des Fermiers Raglanais avait pour lieu le Beaufort à partir de 1890. Pour de plus amples renseignements d’adresser à “Find My Past” sous la rubrique “British Newspapers”.

L’hôtel est inscrit dans le catalogue de vente du Duc de Beaufort de l’an 1920.

En 1935 Neville Chamberlain participa à une partie de pêche qui avait pour base le Beaufort pour mieux profiter de la rivière Wye tout proche. Et des milliers de personnes l’ont fait au fil des siècles. Chamberlain fut nommé chancelier de l’Echiquier en 1931 sous le premier ministre travailliste Ramsey MacDonald dans le gouvernement dit National avant de devenir lui-même premier ministre en 1937.


Castle Street

Castle Street - on the left is the Market Cross

Comme son nom l’indique Castle Street menait directement au château ou plus exactement à l’entrée de service de celui-ci. Quant aux invités, ils suivaient un parcours autrement plus impressionnant à partir du Model Cottage qui se trouve sur la Monmouth Road juste avant la sortie du village. En suivant la longue allée jusqu’à l’entrée principale on admirait un étang si ce n’est plusieurs ainsi que des parterres magnifiques.

La plupart des maisons appartenait au Duc de Beaufort avant la vente de toutes ses propriétés en 1920. Aujourd’hui, c’est une rue résidentielle tranquille mais autrefois on y trouvait deux auberges, le presbytère, l’école dite nationale et l’endroit où on attendait les diligences et plus tard les autobus.

Castell Coch

Le premier emplacement de la National School (Ecole dite Nationale)

Un peu partout en Grande Bretagne et sous l’impulsion des méthodes d’un Ecossais, le Docteur Andrew Bell, sont établies entre 1797 et 1819 des milliers d’écoles destinées à l’éducation des enfants de la paroisse et soutenues par des contributions volontaires. Une école de ce genre est fondée à Raglan en 1818.

Edward Lewis (1799-1859) et son épouse Mary Ann (1805-1869) sont inscrits dans la liste des premiers responsables, ce monsieur exerçant également la fonction de clerc de la paroisse.

C’est à Gwernesney à quelques kilomètres de Raglan que naquit Edward Lewis - sa conjointe un peu plus loin à Redbrook dans le Gloucestershire. Ils prirent leur fonctions en 1832 et restèrent fidèles au poste jusqu’à leur décès. Comptant sur les souscriptions des bienfaiteurs locaux ils tenaient cette Ecole dite Nationale dans la maison qui porte aujourd’hui le nom de Castle Coch (sic) et qui se trouve à deux maisons du Beaufort Hotel. C’est sous leur tutelle que le nombre d’écoliers s’élève pour la première fois à cinquante.

Edward Lewis décedera à l’âge de 62 ans le 9 avril 1859 et Mary Ann le suivra dans la mort le 15 décembre 1869. Ce sont les membres du club Les Détectives de l’Histoire à l’école qui ont fait dernièrement la découverte de leur pierre tombale au cimetière de Raglan.

L’Ancien Presbytère

The Malthouse

Nous ignorons la date de la première utilisation de cette maison en tant que presbytère mais il y avait un édifice à cet emplacement avant la Guerre Civile du dix-septième siècle. Elle portait déjà le nom de Vieux Presbytère lors de l’installation de William Powell (1777-1863) en tant que pasteur anglican de Raglan et de Llandenny en 1818. Powell avait bien sa place à Raglan puisqu’il avait rempli à Monmouth la fonction de maître subalterne et pasteur titulaire de la Free Grammar School – lycée libre. Célibataire, il consacra le restant de sa vie au service de notre communauté. Ses années de service voient l’essor des non-conformistes, c'est-à-dire des chrétiens qui ne souscrivent pas la doctrine anglicane. Il vit s’établir la chapelle baptiste Ebenezer et exerçait en tant que pasteur anglican au moment de la célèbre Incursion de 1861, incident loufoque raconté ailleurs sur ce site. Il est témoin également de l’établissement de l’Ecole de Goff – Goff Free School - et de l’Ecole dite Nationale destinées à fournir une éducation gratuite à tous. Jusqu’aux années 1960 cet Ancien Presbytère est le lieu de résidence de la plupart des pasteurs anglicans de Raglan dont le Réverend Henry P. Somerset (1874), le Réverend Charles Mathew Perkins (1893) et le Réverend Robert Shelley Plant (1903). Le presbytère actuel se trouve derrière cette maison et l’ancien porte aujourd’hui le nom The Malthouse – La Malterie. Les propriétaires de La Malterie racontent que l’accord de vente interdisait l’utilisation du nom Old Vicarage. Anciens brasseurs de cidre, ils choisirent le nom de la Malterie – The Malthouse.

Old Post Office

8 Castle St

L’ancien bureau de poste

On lit ce fait divers dans le Hereford Journal en date de 1862: “Vol de lettre. Le 4 juillet dernier William Evans domicilié dans la paroisse de Raglan vola une lettre et le contenu de l’enveloppe – des timbres ayant une valeur nominale de sept shillings et six pence. Le coupable travaillait en tant que distributeur de lettres entre Raglan et Llanfair et ce n’est pas la première fois que ses actions sont mises en question. Voici le témoignage d’Ann Jones: ‘Je suis employée des postes à Raglan, lui facteur. On lui faisait confiance pour faire des livraisons et pour mettre à la poste les lettres que les particuliers lui confiaient.’ Le jury le jugea coupable et le magistrate emit l’opinion que ce n’était probablement pas la première fois qu’il avait agi de la sorte. Le juge se trouvait dans l’obligation de lui imposer une peine de trois ans de travaux forces. Suite au verdict, le prisonnier, jusque là plutôt indifferent, devint agité et on dut le sortir de force du tribunal.”

L’auberge Aux Trois Saumons se trouvait autrefois sur Castle Street et l’ancien bureau de poste en faisait partie. Les Roundheads – ces fameux Têtes Rases – fréquentaient très certainement le pub au moment de la Guerre Civile. En 1841 - ou dans ces eaux-là - Les Trois Saumons ne sont plus et ce sont le bureau de poste, une maison privée et un jardin qui occupent les lieux. Nous avons à noter une coincidence stupéfiante: on remarque toute une longue série de vieilles filles du nom de Jones dans la liste des responsables du bureau de poste ! Nous les passerons en défilé: Ann Jones en 1870, Sarah Jones en 1881, Sarah Evans Jones en 1910, Anna Mina Jones en 1914, Fay et Ann Jones – ces dernières passèrent cinquante ans à s’occuper du bureau de poste.

Aujourd’hui, l’ancien bureau de poste est une residence privée et le bureau actuel se trouve à l’intérieur du Vieux Magasin, plaque tournante du village.

1 Castle Street

1 Castle St

On dirait une maison bien tranquille mais il ne faut jamais se fier aux apparences. Depuis la Guerre Civile il y a un bâtiment à cet endroit où travaillèrent tour à tour un menuisier, un épicier, un boulanger, un tailleur . . . mais on ne sait pas si ce dernier était riche ou pauvre.

Entre 1900 et 1935 on s’y rendait chez l’épicier T.J. Jones mais les Raglanais de longue date ont de très bon souvenirs du café que tenaient Mme Lumley. On appréciait son accueil chaleureux et sa cuisine simple et savoureuse puis on s’y rendait exprès pour saluer son chien caractéristique ainsi que ses quatorze chats.

On logeait aussi chez Mme Lumley et on raconte encore la visite d’une jeune femme qui devait avoir la vingtaine, et qui arriva avec sa valise chercher du travail. Clarry, le fils de Mme Lumley qui avait à l’époque treize ans se méfia d’elle dès le début: “C’était au moment de la guerre. On disait que les murs nous écoutaient pour rapporter.” Ses soupcons avait tendance à se confirmer à la vue de sa porte fermée à clef – chose inhabituelle à l’époque. En plus, elle veillait tard la nuit – Clarry le savait par la lueur d’une bougie sous sa porte.

Le lendemain, Clarry s’empara d’une paire de clefs pour pénétrer dans la chambre de cette inconnue mystérieuse. En soulevant la valise il se rendit compte qu’elle aussi fut fermée à clef.

“Elle a remarquésans doute que j’avais déplacé sa valise parce que le jour suivant vers cinq heures du matin elle se plaint à ma mere d’une migraine. Ce mal de tête lui oblige dit-elle de partir sur le champ. Elle descend de sa chambre à toutes jambes et ma mere se lance à sa poursuite en courant mais sans réussir à la rattraper. Disparue! Il n’y avait pas de circulation un dimanche matin si tôt donc nous avons conclu que quelqu’un l’attendait dans la rue.”

Mme Lumley en parle avec Alf Needs le sergent de police qui lui montre des photos et elle arrive sans difficulté à l’identifier. Quelques mois plus tard Monsieur Needs repasse à la maison avec une nouvelle insolite. On avait arrêté la jeune fille à Bristol pour espionnage.

Nous remercions Sylvia Price qui nous a passé l’article du Monmouthshire Beacon du 4 mai 2000 qui raconte cette histoire.

Il s’agit d’un incident plutôt exceptionnel. La plupart du temps on fréquentait le café de Mme Lumley rien que pour bavarder avec ses amis, jeunes et moins jeunes. Les fameuses “landgirls” qui travaillaient dans les champs faisaient un tour à partir de leur cabane située juste au delà de Brooks Farm y prendre une tasse de thé. Tout le monde aimait s’y installer voir passer le monde.


Chepstow Road

Chepstow Road, ca 1900. The Elm Tree on the left gave the Cottages their name

Comme son nom l’indique, Chepstow Road était autrefois la grande route en direction de Chepstow et on l’empruntait pour traverser l’estuaire du Severn et aller en Angleterre. C’est une voie très ancienne – peut être la plus vieille de Raglan après Castle Street.

St Cadoc's Church

St Cadoc's Church

L’église de Saint Cadoc

Ce sont William Herbert le Comte de Pembroke et son fils William qui bâtirent en majeure partie l’édifice tel qu’il se présente aujourd’hui. Sir William ap Thomas, le père du premier nommé, lui légua le château et en 1469 juste avant son execution suite à la bataille d’Edgecote nous lisons les dernières volontés en ce qui concerne l’église de ce malheureux qui est sur le point de mourir décapité: “Je transmets tout le Sel que j’ai pu amasser pour construire la nef et les bas-côtés selon le plan tel que je l’ai fait connaître. Quant au choeur, c’est Dieu qui en décidera.”

Du temps de la Guerre Civile, ce sont les troupes du Parlement – les Roundheads (les têtes rases) - qui profanèrent l’église en campant à l’intérieur, en détruisant et les archives et les tombeaux des Somerset et en causant des dégâts à la tour carrée.

En 1861 Bennet Woodcroft, fondateur du Science Museum et du bureau des brevets à Londres, envoya une équipe à Raglan pour chercher la maquette d’une machine à vapeur conçue au moment de la Guerre Civile par Edward Somerset, deuxième Marquis de Worcester. Le raid ne découvrit rien mais il est possible que cette incursion décidât au pasteur le Réverend Wyatt de rénover l’église, de faire bâtir une chapelle de la Vièrge et d’agrandir le cimetière vers la fin des années 1860. La pierre tombale de ce pasteur est inclue dans le circuit historique du cimetière de l’église de Saint Cadoc.

National School

Raglan Community Centre

(Chepstow Road)

1857 vit débuter la construction d’une école susceptible d’accueillir 95 élèves. Le Duc de Beaufort fit don du terrain voisin de l’église où se trouvaient autrefois une grange et des étables faisant partie de Brooks Farm et le lieu de détention provisoire du gardien de la paix. Quant au jardin, on le planta là où du temps des diligences on donnait à manger aux chevaux, car un étang s’y situait.

Lors de l’ouverture de l’école en 1861, John Fisher en était le directeur. Le bâtiment est l‘œuvre de Joseph Watkins de Monmouth qui mourut en 1860 âgé de 62 ans avant de voir ses plans se réaliser. L’archive du Welsh Newspaper nous dit qu’ il avait fait construire beaucoup de petites maisons à Raglan en plus de l’Ecole Nationale. Son épouse le prédécéda..

L’un des directeurs les plus durables fut Charles James Saunders (1875-1914), également chef de chorale et catéchiste à l’église de Saint Cadoc. Dans son mémoire de la vie villageoise Ernie Morgan se souvient de lui et précise que des trois classes à l’école, Monsieur Saunders s’occupait du groupe des plus âgés. Pendant la Deuxième Guerre Mondiale il fallait à l’école trois fois plus de place pour recevoir les enfants évacués, ainsi qu’un certain degré de . . . considération des deux côtés. En 1969 est bâtie une école maternelle voisinant l’Ecole Ancienne. En 1977 suit une école primaire construite autour d’une grande salle communale.

Nous espérons vivement que 2015 verra l’ouverture d’une Raglan VC Primary School toute neuve.

Brooks Farm

Brooks House

Comme son nom l’indique Brooks Farm se situe au confluent de deux ruisseaux mais les terres en étaient vastes car le Duc de Beaufort possédait à Raglan et aux alentours 100 hectares. Le terrain de l’Ancienne Ecole en faisait partie ainsi que Dean House, le site de l’école actuelle et du cabinet du médecin et des champs en direction de Station Road. Venait s’y ajouter une bonne partie de la rue principale et du quartier Caestory. Pour compléter la liste notons qu’il était propriétaire aussi du School Orchard – le Verger de la Ecole – là où se trouve aujourd’hui Orchard Farm et qui tirait son nom ou bien de l’Ecole dite Libre de Goff ou de la première Ecole dite Nationale sur Castle Street. Les premiers locataires dont le nom nous est parvenu sont George Hallen (1766-1824) et Susan Hallen (1768-1829). La famille y reste jusqu’aux années 1880.

On peut noter que Lucy Hallen se maria avec Thomas Ferrers, propriétaire du Beaufort Hotel qui appartient aujourd’hui à la famille Lewis. Ces derniers viennent d’acheter Brooks Farm. Seraient-ils en train d’imiter la famille Hallen ?

Dean Cottage

Dean House

Voici le témoignage de Cynthia Chapple: “Il me souvient des filles qui travaillaient dans les champs pendant la guerre – ces fameuses ‘landgirls’. Elles passaient devant la maison tous les jours dans leur jeep. Frances Bailey y était ainsi que Ellen Mackie – on la taquinait sans cesse, mais gentiment – puis Rose, celle qui s’est installée à Tregare après son mariage. Je regardais aussi les roulottes des gitans tirées par des chevaux. Ils se cheminaient en direction de Treworgan Common et passaient souvent vendre des pinces à linge ou faire de la cartomancie.”

Dean Cottage date d’avant 1841 et se trouve en face du cabinet médical. Nombreux en sont les propriétaires et les locataires mais on peut citer George Hallen de Brooks Farm, Anne Tippins la soeur du patron du pub The Crown, le Docteur William McAllan chirurgien qui y habitait en 1841, une famille de cordiers en 1861 et un certain nombre de veuves de fermier – telles que Anne Lewis de Bryngwyn, domiciliée ici vers la fin du dix-neuvième siècle et Madame Sparkes qui décéda en 1937.

Ernie Morgan (1903-1999) precise que l’on parlait aussi bien du presbytère que de Dean Cottage à cause des trois pasteurs baptistes qui y habitèrent entre 1900 et 1940. Les membres du comité baptiste, les diacres, décidèrent par la suite qu’il valait mieux rénover leur maison à côté du temple baptiste parce que la location de Dean Cottage devenaient à la longue trop chère.

Aux années 1940 c’est la famille Chapple qui y habite tout en s’occupant de la station-service Old Monmouth Road.

Elm Cottages

Elmcote

L’orme magnifique qui se trouvait là où on depose les enfants devant l’école a malheureusement dû être abattu, victime aux années 1960 de la graphiose. Les constructions en face en gardent pourtant le souvenir car elles se nomment Elm Cottages – les maisons de l’orme. On y trouvait déjà en 1786 deux maisons et une menuiserie mais l’ensemble est probablement plus âgé encore car on remarque au meme emplacement sur le plan du village du Duc de Beaufort, plan dit “honteux”, un pâté de maisons de forme identique. Ce noble voulait s’assurer en 1652 des propriétés qui lui restaient suite aux événements des années 1640.

Selon le contrat le plus ancien touchant à ce lieu, il appartenait ainsi que Church House à Mary, Joseph et William Williams de l’Artha à Tregare. Margaret Williams Pytt, fille de ce dernier habitait à Church House. La famille en reste propriétaire jusqu’à l’achat des maisons en 1829 – c’est à un fermier de Penrhos du nom de John Lewis qu’elles passèrent. Ce sont des habitations humbles et ce sont de simples ouvriers qui y ont vécu au fil des années – un menuisier en 1829, un tailleur en 1841, un marchand de bière aussi en 1841, un ouvrier agricole et un cordier en 1861, un maçon en 1881.

La famille des Taylor et Jenkins vécut au numero un Elm Cottages entre 1923 et 2002 année où mourut Madame Jenkins âgée de 102 ans. Elle repose en paix au cimetière de l’église de Saint Cadoc.

Church House

Church House, Waterloo House & The Birches

C’est William Williams de Tregare, issu d’une famille locale bien implantée, qui fit édifier Church House vers 1730. La maison, qui est divisée aujourd’hui en trois – Church House, Birch House et Waterloo House - doit son nom à l’église de St Cadoc située juste en face. Charles Heath nous donne cette description de la maison telle qu’elle se présente en 1805 :

« A ‘ouest du cimetière et de l’autre côté de la route à péage en direction de Chepstow se trouve une maison de forme assez particulière entourée d’abord d’un mur en brique fort solide et ensuite d’un enchevêtrement d’arbustes et d’arbrisseaux. On dirait un ermitage mais un ermitage de gentleman car on compte dix pièces rien qu’au rez-de-chaussée. »

« Madame Pytt née en 1733 d’une famille respectée de tous est veuve et elle s’est retirée strictement de la vie publique suite au décès de son mari Roland Pytt, ancien Shérif de Gloucester. On ne la voit jamais sauf à l’église et même le dimanche elle est pressée de rentrer et ne se fie à personne sauf à un petit nombre d’amis. On dit d’elle qu’elle passe tout son temps à faire le deuil de son mari et de ses deux enfants morts tous les deux avant d’atteindre les trente ans. » Des plaques à l’intérieur de l’église en sont les témoins silencieux.

Pour la somme modique de cinq shillings, c’est Robert Tregold qui acheta la maison voisine The Birches – Les Bouleaux - en 1830. Il reçut par-dessus le marché une place à l’église ! Sir Joseph Thackwell, Esq, héros de la bataille de Waterloo acheta la même année Church House pour ensuite la diviser en deux résidences – Church House et Waterloo House.

Les médecins du village et notamment le Docteur Logie qui servait la communauté à l’époque de la Grande Guerre, ont souvent vécu et exercé leur profession ici. Très connus pour leur engagement aux années 1920 auprès de l’association de dames The Women’s Institute et de la Fanfare sont le Docteur Langdon et son épouse.

Vers 1901 Samuel William Jones, marchand de charbon , constructeur de maisons et membre fidèle de la communauté baptiste acheta The Birches. On lui doit les trois maisons de Chepstow Road ainsi que grand nombre des constructions dans le quartier Caestory de Raglan.


High Street

High Street ca 1915 - the buildings haven't changed much but today cars have replaced bicycles

A un moment donné on parlait plutôt de deux rues - la Rue Principale là où sont aujourd’hui Extons, la pharmacie et The Ship et West Street avec le bureau de poste actuel, la station-service et London House. Jusqu’aux années 1960 il y avait une animation considerable ici parce que c’était la route principale vers l’ouest du Pays de Galles dans un sens et dans l’autre vers les Midlands (la grande ville de Birmingham . . . ) La construction de l’A40 a tout change de ce côté-là.

Ship Inn

Ship Inn

Le pub qui a pour nom The Ship (autrefois The Sheep) se vante de son immense cheminée qui se trouvait jadis au château de Raglan. On dit qu’au moment de la Guerre Civile et du siege du château il arriva à cet endroit une escarmouche entre certains des Roundheads et un groupe de Royalistes. Les Têtes Rases se campaient à Clytha mais ils venaient, ainsi que les supporters du Roi, à Raglan se . . . désaltérer, et cette fois-ci les partisans des deux causes se seraient decidés à mettre fin une fois pour toutes à la situation d’impasse devant le château. Soit dit en passant qui’il faudrait un jour que quelqu’un passe à Clytha avec son détecteur de métaux. Enfin, bref . . .

A l’époque on parlait plutôt de l’enseigne du Mouton parce qu’il se faisait des ventes d’animaux devant l’auberge dans une cour à pavés là où on peut encore admirer une vieille pompe à eau. On imagine facilement les habitants du village se réunir autour d’elle aussi bien pour échanger des nouvelles que pour remplir leur seau. Après tout, nombreux sont nos contemporains qui ont l’habitude de se décontracter autour des tables de pique-nique qui s’y trouvent.

Le bâtiment et des terres annexes appartenaient au dix-huitième siècle à la famille Briggs de Blackbrook. L’histoire de cet endroit est truffée d’incidents qui ont tendance à confirmer la vivacité des personnes qui l’ont fréquenté au fil des années. Extrait du Hereford Journal de 1798: “Fait divers du 15 mai à Ragland. Une personne dont on ignore tout y compris son nom arrive sous le signe du Mouton avec un petit étalon noir. Il le laisse sur place en disant qu’il allait revenir payer les frais d’écurie, promis juré. On l’attend toujours car il n’est famais revenu.”

Bristol House

(Exton's)

Exton's

Au fil des années les propriétaires de ce magasin se succèdent et sont tour à tour confectionneur de vêtements, marchand de tissus, épicier . . . Le nom en a souvent change aussi. On parle du Nouveau Magasin, de Bristol House, du Magasin du Comté. Avec la famille Exton, c’est un peu de stabilité qui s’y installe et cela depuis trois générations de marchands de vêtements mondialement connus.

Le plan des dimes de 1841 nous dit qu’à la parcelle numéro 505 il y avait une maison et un jardin qui appartenaient à Theresa Anderson. Cette dame avait pour locataires deux familles, celle de Thomas Farmer, cordier âgé de 35 ans et son épouse Sophia et celle de Richard Hall, épicier âgé également de 35 ans et sa conjointe Eliza. Nous usons d’une certaine réserve en ce qui concerne l’âge des femmes mais nous pouvons dire que la première nommée avait trois enfants – un de plus que la seconde.

On parle pour la première fois de Bristol House en 1890, année où Henry Stafford Gustard hypothéqua la maison à Rhoda et William Beynon et John Williams, ce dernier épicier originaire de Pembroke. William décéda peu après et Rhoda se maria avec un fermier de Cwmcarvan du nom de John Townsend. Ensemble ils s’occupent de ce Nouveau Magasin, Thomas Jones Smith leur succédant en 1911. Smith transforma Bristol House en magasin de vêtements avant de le passer à sa fille Evelyn Jones Cleaves.

“Un jour Monsieur Smith entre dans le magasin et disparaît aussitôt – il avait laissé la trappe ouverte ! Le pauvre, il avait la main flétrie suite à une gelure qui lui est arrivée à la Grande Guerre. Il est sorti de cet accident avec une fracture à la hanche. C’est moi qui suis sorti du magasin en courant chercher du secours.” (témoignage de Graham Spencer)

A partir de 1947 et jusqu’à l’an 1961 une banque – la Barclays – louait une pièce un jour par semaine. On y venait le vendredi et on entrait dans cette banque de fortune en passant par une porte entre Bristol House et London House.

Le magasin de la famille Exton ouvrit ses portes en 1962 et joue encore un rôle important dans la vie de la communauté.

James Exton vient de découvrir le livre comptable pour les années de 1925 à 1939 de la fanfare de Raglan place dans la cave sans doute par Monsieur Cleaves membre du comité de l’orchestre. On peut consulter aussi d’autres registres y compris une liste d’instrumentistes. James découvrit aussi un certain nombre de billets d’entrée pour une soirée dansante dans le Salle Jeffreys mais il ne peut pas y aller car l’événement a déjà eu lieu et la salle elle-même n’existe plus.

Zion Chapel

Scout Hut

Aujourd’hui ce sont les scouts qui s’y réunissent mais cet edifice est une chapelle indépendante désaffectée – la Chapelle de Sion. En 1842 le marchand de tissus Charles Forward fit don du terrain. Le premier Pasteur se nommait le Réverend David Lewis et il exerça ses fonctions jusqu’à son décès en 1885. Son successeur fut le Réverend John Samuel Williams.

Les années entre 1893 et 1914 virent par deux fois la fermeture de la cause dû au manqué d’intérêt et depuis la Grande Guerre le bâtiment a eu beaucoup d’utilisations différentes. Aux années 1920 la fanfare y gardait ses instruments et en faisait son lieu de repetition. Ensuite un club pour les jeunes du village s’y réunissaient.

Lors de la Deuxième Guerre Mondiale la plupart des autres salles du village étant prises pour d’autres raisons on y organisait des fêtes de charité pour récolter des fonds destines à fournir de menus plaisirs aux jeunes du village absents aux forces armées.

Et la salle a encore de nos jours son utilité puisque les scouts s’y sentent bien chez eux.

Old Shop

Le vieux magasin

Post Office

Nous avons affaire à ce qui est probablement la pharmacie et l’épicerie les plus anciennes du village. Selon la carte des dîmes de 1841 c’est l’épicier et pharmacien John Jones qui tenait la parcelle numéro 508, lieu du bureau de poste actuel en face de la station-service. Trente ans plus tard il légua le magasin à son fils aîné et ce sera Edward qui continuera à mener l’entreprise jusqu’au tournant du siècle. Ce serait sans doute lui qui aurait fait peindre “Old Shop” au mur tel que l’on peut le constater à partir de Usk Road. John et Edward sont tous les deux ensevelis au cimetière de l’église de Saint Cadoc (A08 et A50).

Epicerie sous la direction de Messieurs Morgan et Evans, The Olde Shoppe – La Vieille Echoppe bien à l’Ancienne - sous Monsieur Silverthorne, aujourd’hui le magasin sert de bureau de poste mais on peut aussi y obtenir une carte de voeux, un journal . . . enfin, un peu de tout.

Ernie Morgan (1903-1999) avait 14 ans quand Morgan et Evans l’ont embauché. Il nous a laissé ce témoignage: “J’ai commençé à travailler en tant que garçon de courses quand j’étais encore à l’école – je faisais des livraisons dans le village ou bien je donnais un coup de main dans le magasin. Nous avions du tout – y compris de l’alcool. Le bacon, ça se vendait à la livre et on le tranchait à la main avant de le peser. Le thé aussi, on le pesait à la main avant de l’emballer. Nous faisions une ronde tous les jours chez les clients – je parle de l’époque du cheval et de la charette avant les camionettes et autres. C’était dur – je bossais de huit heures du matin à sept heures du soir et meme plus tard le vendredi et le samedi. Le dimanche, je faisais la grasse matinee mais le jeudi on finissait tôt à dix heures du matin. En tant qu’apprenti, je gagnais dix shillings - £0.50 - à la semaine et cela représentait pour moi une somme énorme. Si j’avais une livre dans ma poche j’avais l’impression d’être riche. J’y ai travaillé quatorze ans.”

Vers la fin des années 1920 c’est la famille Silverthorne qui devient propriétaire de The Olde Shoppe et pendant trente ans la visite au magasin est un element de base de la vie du village. Les propriétaires actuels sont Dilwyn et Marion Watkins.


Crown Square

Crown Inn

Crown Inn

Depuis 180 ans si ce n’est plus, The Crown Inn – l’auberge à la Couronne – recoit les plus diverses animations mais il arriva un soir en 1856 un événément passionant mais inquiétant qui reste, heureusement d’ailleurs, unique à ce jour.

Les terrassiers construisaient le chemin de fer à Raglan mais ne s’entendaient pas toujours très bien avec les habitants de ce bled tranquille. C’est sous le signe de la Couronne que s’amorce le conflit mais bientôt tout le village s’y voit impliqué.

Voici le récit du responsible de police local, le sergent Beswick: “Aux environs de sept heures samedi dernier on me fit venir à la Crown Inn et j’y arrivai accompagné par Monsieur Clark, agent de police du chemin de fer. Nous y trouvâmes deux gaillards en train de se bagarrer dans le couloir. Nous les séparâmes mais un nombre assez considerable de terrassiers sortit dans la rue et se mit à nous lapider tout en poussant des cris d’une férocité inouïe.” Deux d’entre eux coururent à une autre auberge – The Ship – et revinrent accompagnés d’une cinquantaine de terrassiers qui se mirent tous à s’attaquer aux forces de l’ordre. Voici la suite du récit de Bewick: “Je fis apporter mon sabre et ces Irlandais se retirèrent mais en lapidant tous les passants, en cassant les vitres, bref nous avions affaire à une atteinte très sérieuse à l’ordre public. A plusieurs agents de police et avec l’aide de beaucoup d’habitants de Raglan nous réussîmes à les éjecter du village. Craignant des blessures grave, voire des homicides, j’ordonnai à ma bande d’assistants de s’arrêter en face de l’église. Ils étaient fort émus de fureur mêlée de crainte.”

Toutes les soirées ne finissaient pas ainsi à l’enseigne de la Couronne. Des réunions, des repas en commun, des fêtes – la Crown Inn a vu toutes ces manifestations, et les a couronnés d’un franc succès. Notons La Fête du Club de Raglan destinée aux membres d’une société mutualiste. La Fanfare de Clytha et Llanarth fut de la partie, invitée pour régaler les convives de leurs airs joyeux, pour les accompagner en procession à l’église à un culte de reconnaissance et pour les diverter au dîner qui suivit . . .

Pendant la Deuxième Guerre Mondiale les Vétérinaires de l’Armée de la Couronne – The Royal Veterinary Corps - en garnison à Raglan se servaient des étables à la Crown Inn et au Beaufort Hotel. Spencer Graham de l’auberge voisine, The King’s Head y passait beaucoup de temps à discuter des chevaux blessés.


Usk Road

Usk Road in the 1930's - can you find the policeman?

Usk Road est calme suite à la construction il y a quelques décennies de notre petite rocade. Cent ans en arrière on y trouvait une quincaillerie aux Chestnuts ainsi que le temple baptiste. Une salle de billard était près de Willsbrook House et un marché aux bestiaux près de Caestory Avenue. On cheminait les animaux à Raglan en train avant de les conduire au marché en passant par les voies étroites de l’époque.

Kings Head Inn

James, the Butchers

Nous sommes reconnaissants envers Monsieur Bill James proprietaire de la boucherie qui occupe à present les lieux du pub The King’s Head. Il s’intéresse beaucoup à l’histoire de Raglan et pour cette raison il a gardé tous les documents légaux qui aident à comprendre l’évolution de cet ensemble de bâtiments et par conséquent de ce quartier du village.

Il y avait au village à un moment donné six auberges si ce n’est plus. En 1803 William Morgan vendit à Clement Briggs de Blackbrook un terrain où Briggs fit construire une maison ou bien un pâté de maisons. En 1820 l’auberge The King’s Head vient s’y placer. Le document de bail porte la date du 23 mai 1820 et nous fait remarquer no seulement l’auberge mais aussi un certain nombre de bâtiments annexes, de chemins, de cours d’eau, d’équipements et de droits – le tout loué pour un an.

Il y a une longue liste de brasseurs, de patrons et d’aubergistes qui s’occupèrent de The King’s Head au cours des 108 années qui suivirent. On y retrouve Jane Jones/Williams entre 1861 et 1889. Après le décès de son premier mari John Jones, elle se maria avec William Davies. Elle se repose au cimetière de l’église de Saint Cadoc.

En 1889, c’est une enterprise de brasserie – la Burton Brewery Company Limited – qui acheta The King’s Head pour y placer une série de gérants avant Francis Spencer qui y installe une boucherie en 1928. Après la Deuxième Guerre Mondiale, c’est le propriétaire actuel qui en prend les rênes. Encore aujourd’hui la viande de “Chez Bill James, boucher” est-elle connue partout dans la region. Quant au sort du vieux jeu de quilles du pub qui se trouvait à l’étage, nous l’ignorons.

Bill James aurait bien aimé imiter ses ancêtres, fermiers à The Warrage, mais il décida de se consacrer au métier de la boucherie et qui refusera d’accepter sa réussite en tant que boucher autodidacte? Il achetaient ces animaux aux marchés locaux pour ensuite les preparer à la vente dans son propre magasin. Il faisait au début ses livraisons en camionette et souvent devait-il chercher son paiement sur la table de la cuisine parce que les clients travaillaient aux champs. Il faisait aussi des courses pour les personnes âgées et gardait un oeil sur elles. Enfin peut-on dire que tous les commerçants en faisaient autant et formaient de la sorte un réseau de services sociaux informel.

Les Baptistes à Raglan

Baptist Church

Il est fort possible que l’apparition des baptistes a Raglan remonte au dix-septième siècle et le siège du château. Les troupes de Fairfax célébraient très probablement un culte évangélique régulier tout le temps de leur présence devant les remparts et les baptistes y participaient à coup sûr. C’est après la victoire des forces du Parlement en 1649 que nous remarquons les premières assemblées baptistes aux alentours de Raglan et notamment à Llangwm.

L’édifice tel qu’il se présente aujourd’hui est le troisième lieu de culte des baptistes au village. Les deux maisons avoisinantes sont à droite The Laurels – actuellement The Fellowship Centre, salle annexe de l’Eglise baptiste – et à gauche The Chestnuts, ancienne quincaillerie.

Au mois d’avril 1862 eut lieu l’ouverture officielle de la chapelle neuve et 500 furent de la partie pour une collation suite à une journée consacrée à célébrer de façon religieuse un moment de la plus grande importance pour la communauté. Une collecte fut faite pour alléger la dette. Selon un journal de l’époque la chapelle pouvait accueillir jusqu’à 300 personnes qui admiraient son architecture élégante mais simple.

Le Reverend Benjamin Johnson dont le tombeau se trouve à Kingcoed à quelques kilomètres de Raglan et qui préside entre 1858 et 1896 reste le pasteur le plus durable. L’archive de l’Eglise note que « Ce pasteur fidèle et efficace travailla 37 ans parmi nous avant de rejoindre le Seigneur le 13 avril 1895 âgé de 72 ans. Son épouse bien-aimée ne le survécut que d’une journée et ils sont réunis dans la demeure céleste.

Aujourd’hui la communauté baptiste s’efforce à être au service du village et fournit de nombreuses activités destinées à enrichir la vie de la commune.

Chestnuts

Ironmongers

(Les Marronniers)

Le 18 mars 1899, on pouvait lire cette petite annonce dans le Hereford Journal, “Recherche maréchal-ferrant ayant de bonnes connaissances du milieu agricole. Du bon travail pour un candidat qui ne boit pas. E. Matthews et fils, Raglan.”

The Chestnuts – les Marronniers - a soixante ans de plus que la chapelle baptiste voisine et les trois maisons au sud de celle-ci faisaient partie à l’époque d’un seul et meme ensemble. Pendant deux cents ans la famille Matthews exerçait ici en tant que quincaillers et forgerons. En 1841 James Matthews avait 65 ans et selon le plan des dîmes du village, c’est à lui qu’appartenait la parcelle 513. S’y trouvaient une maison bien en pleine propriété, une maréchalerie et un verger. En 1901, le commerce appartenait à James Matthews, fils. Trois pierres tombales au cimetière de Saint Cadoc marquent le lieu de repos des membres de la famille Matthews.

C’est au vingtième siècle Monsieur W.I. Hampshire qui prend le relais et qui fait se diversifier l’entreprise pour “faire un peu de tout.” On se rendait chez les Hampshire chercher un poulailler ou une litière, du bois de chauffage ou de l’essence et tout cela de nuit comme de jour. On pouvait même s’y faire mésurer pour un cerceuil!

Mais ce n’est pas tout. Un représentant da la banque Midland se déplaçait de la ville d’Usk le vendredi et s’installait dans le salon faire ses opérations bancaires.

Où sont les marronniers d’antan? Disparus, ainsi que la quincaillerie. Il paraît que les raciness des arbres parvinrent à envahir les reservoirs à essence et qu’un jour il ne se trouvait plus rien à la place des pompes. Voilà la raison pour laquelle le temps de ces arbres est révolu.

La maison est aujourd’hui divisée en trois – deux maisons privées et le salon de coiffure d’Andrew Bayliss.

Ebenezer Chapel

Chapel Cottage

L’ancien temple baptiste, Ebenezer

Originaire d’un milieu modeste près de Hereford, Edward Goff (1739-1813) fait fortune à Londres et légue une somme considérable pour faire établir des écoles gratuites à l’intention des pauvres de sa region natale.

C’est l’an 1818 qui vit la fondation d’une école dite de Goff à Raglan. Goff était baptiste convaincu et un bâtiment servant aussi de temple ouvrit ses portes en 1821 sous le nom d’Ebenezer: “Samuel prit une pierre, qu'il plaça entre Mitspa et Schen, et il l'appela du nom d'Eben-Ezer, en disant: Jusqu'ici l'Eternel nous a secourus.” (1 Samuel 7:12, traduction Louis Segond) Le responsable d’origine, Thomas Harris fut logé dans une petite maison attenante, un cimetière entre la maison et la route complétant l’ensemble.

Plusieurs générations d’enfants – et pas forcément des jeunes de la paroisse non plus – apprirent à lire et à compter en ces lieux jusqu’à la fondation de l’école dite Nationale près de l’église anglicane de Saint Cadoc. En 1846 ils sont au nombre de 45, admis sans considération de moyens. Ils reçurent une éducation entièrement gratuite mises à part en hiver des contributions tout à fait négligeables pour le chauffage.

En 1862 l’assemblée baptiste en pleine expansion fit ériger le temple en face qui retint le nom d’Ebenezer. L’ancien bâtiment servait encore de salle annexe et cela jusqu’à la fin du vingtième siècle avant de se voir tranformé en residence privée. Quant aux pierres tombales, on les déplaça au cimetière de la chapelle baptiste à Kingcoed à quelques kilomètres de distance.

En vous plaçant devant Chapel Cottage, vous pourrez constater que la partie de gauche y compris la vitre est d’origine. Rapprochez-vous du mur touchant au trottoir pour admirer une série de pierres de chaperon tout à fait unique en son genre.


Traduction R. Atkins, 2013

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